Nouméa et la Grande Terre

Que notre mission se prolonge ou non, une chose était sure, je voulais aller kiter en Nouvelle Calédonie fin février pour profiter des derniers régimes d’alizés en cette fin de saison humide, dans ce que beaucoup considèrent comme la paradis du kite sur terre…et je ne peux que leur donner raison tant cette île est un spot en entier ! La barrière de corail protège parfaitement les côtes des vagues, au grand dam des surfeurs mais pour le plus grand bonheur des kitesurfeurs et windsurfeurs. Les platiers, hauts fonds couverts de corail s’étendent sur d’immenses surfaces autours des îlots qui parsèment le rivage de la grande terre, et permettent aux débutants d’avoir pied tout le temps, à condition de mettre des chaussons tout de même car les eaux à 27°C sont habitées d’animaux hostiles à vos pieds nus.

Nous nous retrouvons donc à 6 au départ de Sydney, Virginie et Nathalie, qui en finissent avec leur road trip Australien le coeur gros de laisser Aurélie qui rentre à Paris, mais non moins heureuses d’aller découvrir ce nouveau territoire qui mettra un terme à 5 mois d’aventures entre Océans Indien et Pacifique. Amandine, Youenn et Romain, eux habitent à Bondi, comme moi et profitent de l’occasion pour rejoindre la petite troupe, bien décidés à apprendre le kite et découvrir l’île d’Ouvéa (la plus proche du paradis selon les Japonais qui y affluent).

Samedi 22 février, nous nous retrouvons tous au Hilton de Nouméa dans un magnifique appartement, car bien que je fuis en général les hôtels et tout ce qui s’apparente à la civilisation pendant les vacances, je dois admettre que ça reste le meilleurs moyen de se loger à Nouméa.

Nous arrivons par une chaleur étouffante avec une alternance de pluie tropicale et de soleil, qui frappe encore plus fort qu’à Sydney. Le premier jour n’étant pas venteux du tout, nous prenons la route du Sud de l’ile dans notre pick-up Chevrolet bien américain pour aller découvrir les paysages rougeoyants des montagnes qui regorgent de nickel dont l’exploitation fait vivre une bonne partie de l’île.

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Le lendemain, le vent tant attendu est enfin au rendez-vous, 14 noeuds bien établis, pour le bonheur de nos kiteurs en herbe, qui prennent la direction de l’ilot maître à bord du zodiac de l’école, armés de leurs casques, gilets, radios et chaussons bien décidés à défier Eole…

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Gauthier leur explique les bases, avant de leur faire gréer l’aile et de les envoyer faire de la nage tractée dans le lagon.

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Les lunettes de soleil sont bien accrochées mais elles voleront au premier gadin sous la traction de la voile…un grand moment du bord de la plage.
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Romain et ses drôles de dame qui attendent leur tour d’aller à l’eau.

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Petite danse du vent(re) pour charmer la tortue de mer

 

DSC_2414Virginie ne risque pas d’oublier sa planche !

DSC_2423Pour calmer les maux du kite, nous prenons le soir la direction d’un Nakamal, bar traditionnel dans lequel on déguste le Kava, sorte de décoction à base de racines aux propriétés relaxantes. Le goût terreux ne donne pas envie d’y retourner mais les effets anesthésiants de la bouche sont surprenant. La dégustation finie, nous sommes rentrés à l’appartement, déguster le poisson frais acheté au marché le matin même, bossu, rougets, tazar…un régal !

Le mercredi devait être le dernier jour de cours pour tout le monde, mais une fois sur l’îlot, le vent ne se lève pas comme prévu et la session est annulée. Romain, Amandine et Youenn resteront sur place pour faire un peu de PMT avant de partir à Ouvéa le lendemain par le premier ATR tandis que Virgine, Nath et moi, prenons directement la route de Bourail, à 2h au nord de Nouméa pour découvrir la plage de Poe à l’occasion d’une nuit de camping, bien loin de la civilisation. Le vent doit revenir le lendemain après midi alors nous reviendrons pour que les filles prennent leurs derniers cours et que j’en profite un peu plus. Une fois sortis de Nouméa, tout est plus calme, la route sinueuse traverse de grandes forêts et enjambe de nombreuses rivières qui descendent les pentes vertigineuses des volcans aux alentours, couverts d’une épaisse végétation dont le vert éclate avec la lumière du coucher de soleil.

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Une fois la tente montée face au lagon pour être sur d’avoir une vue imprenable dés le réveil, nous prenons la direction de la plage de la roche percée, pour trouver une pizzeria indiquée par Clément, un ami d’enfance qui bosse dans le coin mais qu’à mon grand regret nous n’avons pas pu voir… Pizza Néra est sûrement notre meilleure surprise, nous demandons à des locaux où se trouve cette pizzeria…tournez à gauche au deuxième dos d’âne, garez-vous en face de la planche de surf et empruntez le sentier qui mène dans le jardin…Et là s’ouvre devant nous une cuisine familiale et un four à bois dont sortent les meilleures pizza de l’hémisphère sud…la broussarde restera ma préférée, avec un peu de viande de cerf (une autre spécialité de l’ile) séchée et salée. Nous nous attablons donc avec les locaux pour déguster nos pizzas arrosées d’un vin rouge de Carcassonne offert par la maison et les histoires de voyages ne font que commencer. Un moment comme je les aime, inattendu mais qui a donné une vraie saveur de voyage à notre escapade sur cette grande île qui mérite un peu de temps.

Une fois repus, nous reprenons la route du camping pour une nuit spartiate sous la tente, sur des matelas de gym avec un duvet complètement inutile tant il a fait chaud.

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La plage de POE est un des endroits les plus proche de la grande barrière de corail qui habituellement est plus éloignée des cotes. Dommage que le vent ne souffle pas car j’y aurais bien tiré quelques bords. DSC_2472

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Le temps d’avaler nos croissant et de boire un jus de mangue sur la plage de la roche percée, en regardant les surfeurs locaux se régaler sur les seules vagues de l’île à atteindre la côte, et nous reprenons la route de Nouméa pour aller kiter et surtout profiter du bungalow sur pilotis qui nous attend pour le soir.DSC_2495

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DSC_2579 - Version 2

DSC_2592Après quelques essais, Nathalie arrive à se lever, c’est encore hésitant mais je n’ai pas de doute, la prochaine fois sera la bonne…Virginie a fait de même mais nous n’avions plus de batterie.

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Le coucher de soleil bien qu’un peu nuageux était magnifique, il est l’heure de sortir le champagne pour fêter la fin du périple dans un endroit où nous ne reviendrons certainement pas de si tôt.
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Champagne, melon, charcuterie française et fruits de mer, tout y est…DSC_2649

Après une bonne nuit, le soleil révèle à nouveau les eaux turquoises du lagon. DSC_2659

Je me fait le plaisir d’aller naviguer avant le petit déjeuner, entre plage déserte et voiliers, à quelques encablures des bungalows.DSC_2673

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DSC_2697Un dernier plouf depuis la terrasse avant de rendre les clefs et un requin pointe blanche vient faire un passage sous nos pieds.

DSC_2704Nouméa n’a pas usurpé sa place de capitale du kite et vu le niveau des locaux, le vent doit souffler toute l’année ! Il va falloir y revenir pour faire les îles et le reste de la grande terre si prometteuse.

DSC_2710Le fameux spot du Méridien…20140305-224449.jpgUn dernier petit déjeuner bien de chez nous, le temps d’écrire quelques cartes face à l’Anse Vata et nous voici repartis vers Sydney.

A bientôt Nouméa !

1 thought on “Nouméa et la Grande Terre

  1. Magnifique!!! Le soleil, les plages, des gens bronzes, ca me fait rever! J’ai hate de venir voir ca 😉
    Bravo pour ces pages, beau blog.

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